Droit de réponse de monsieur Frikha, directeur de la mission universitaire Tunisienne en France et notre avis

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Notre réponse apportée au droit dréponse de monsieur Frikha:

Monsieur le directeur,

Vos réponses sont bien claires. Certes que le ministère effectue des efforts pour la communauté tunisienne  à l’étranger, mais ces efforts ne sont plus forcément adaptés aux besoins et attentes. D’ailleurs depuis 5 ans que j’attend un rendez-vous avec l’ambassadeur, pour discuter des  difficultés  récurantes de la communauté en France et entre autres des réformes nécessaires au dispositif d’apprentissage de la langue maternelle et la culture d’origine pour les enfants, mettre en commun nos savoir-faire et compétences pour trouver des solutions adéquates,  mais deux ambassadeurs se sont succédés et jamais n’ont daigné répondre à nos demandes.

Pour revenir à l’alerte de notre association autour de la situation catastrophique des enseignants:

  • Vous citez les conventions et les accords, mais  en réalité les enseignants ne vivent pas du tout ce climat idyllique. Nos informations sont loin d’êtres erronées comme vous l’affimez. Pour que vous ne soyez pas au courent de ce que vivent les enseignants sous votre tutelle, cela démontre un manque flagrant de communication au sein de votre institution. Notre article était le fruit de plusieurs témoignages des personnes concernées. Leur situation est désastreuse pour ne pas dire pire. Je n’ai eu aucun témoignage du soutien de leurs administration pour améliorer leurs conditions de vie ou leurs faciliter leurs missions. Les enseignants se sentent perdus , isolés ”seule dans la brousse” comme me l’ont répété plusieurs. ni leurs conditions de travail, ni leurs  situations personnelles ne leurs sont favorables. il est vraiment urgent de réfléchir  à leurs conditions et les améliorer, si on veut de l’efficacité dans leur rendement professionnel pour nos enfants.
  •  Concernant l’enseignante atteinte d’un cancer, si au lieu de lui permettre de bénéficier des meilleurs soins en France vous préférez la rapatrier en Tunisie. Les frais et la logistique du rapatriement reviendraient plus chers  qu’une cotisation à un régime maladie adapté.  c’est  peut-être une manière de concevoir le confort de ses employés que je ne partage pas. Par contre, le poste de cette enseignante rapatriée pour de longs soins sera vacant pour une longue période et je pense quelle ne sera pas remplacé.,Donc  les victimes seront bien nos enfants qui resteront sont cours toute l’année. Nous avons  au sein de notre association une classe entière qui attend depuis septembre un enseignant qui n’a toujours pas été désigné malgré nos multiples relances à votre adminisitration, je pense   qu’il en sera pareil pour le remplacement de cette enseignante.

 

  • Quant à l’absence d’une assurance maladie locale que vous argumentez par les décrets  n° 575 du 6 Mars 1992 et  n° 2374 du 24 Août 2009; pouvez-vous m’expliquer comment vous appliqueriez cette extratéritorialité  des soins en cas d’accident ou d’urgence vitale (infarctus ou autre)  éventuellement pouraient survenir  à l’un des enseignants sans couverture médicale en France et qui nécessitent des interventions en urgence. Mettriez-vous sa vie en danger en attendant qu’il soit rappatrié en Tunisie pour se soigner?    Non monsieur le directeur, ne pas pouvoir accéder aux soins,  se trouver démunis sans aucune couverture médicale,  vont à l’encontre de toute logique, et contre le code du travail, le code civile et les droits de l’homme. Au titre de votre statut de responsable immédiat de ces employés vous avez l’obligation de faire le néccessaire auprès de leur   ministère de tutelle pour leur assurer,  dans le pays où ils exercent,  une couverture médicale ou une assurance qui  les couvrira et protègera en cas de pépins de santé ou d’accident. Faute de quoi vous serez en infraction avec le code du travail français, et éventuellement  responsable devant les tribunaux en cas d’accident ou de décés de l’un de vos subordonnés faute de pouvoir se soigner.

 

Monsieur le directeur, notre association ne cherche point la critique stérile, mais elle cherche à alerter et à aider pour améliorer les dispositifs existants.   Nous restons à votre disposition pour réfléchier ensembles et contribuer  à rendre des bon services à la communauté tunisienne en France, qui cumuls des problèmes dont il est très urgent de s’y atteler si on veut vraiment qu’elle garde la fierté d’appartenir à notre chère Tunisie.

Je reste à votre disposition pour vous rencontrer  et vous mettre à disposition notre expertise et savoir-faire acquis par le travail quotiedien sur le terrain avec lacommunauté,  pour améliorer ensembles  les services pour de meilleurs conditio ns des tunisiens en France. mais aussi discuter de réformes nécessaires du dispositif de l’apprentissage de la langue arabe pour les enfants. ainsi que les difficultés que rencontrent les étudiants tunisiens en France qui eux aussi comme tous les tunisiens sollicitent nombreux  le soutien de notre association pour  soutenirs leurs démarches et faire valoir leurs droits.

cordialement,

le Président de l’association des tunisiens de france ATDF

Mohsen ZEMNI

www.tunisiensdefrance.org

au service des tunisiens toute l’année

Notre force c’est Vous

 

Droit de réponse de monsieur Frikha directeur de la mission universitaire tunisienne en France.

“En réponse à l’article paru, le 28 Janvier 2016, sur le site internet de l’Association des Tunisiens de France et dont le titre est complètement inapproprié, il y a lieu de souligner qu’une attention particulière et un suivi rapproché sont assurés par la Mission Universitaire et Educative relevant de l’Ambassade de Tunisie en France, en coordination soutenue avec les services compétents du Ministère de l’Education, aux enseignants missionnés pour assurer l’enseignement de la langue arabe et de la culture d’origine.

L’article en question contient des informations approximatives et, pour l’essentiel, erronées. Afin d’éclairer les lecteurs du site de l’ADTF et dans le cadre de son droit de réponse, la Mission Universitaire et Educative récuse les propos publiés et fournit les précisions suivantes:

  • La sélection des enseignants de la langue arabe et de la culture d’origine missionnés dans 8 pays européens est effectuée par le Ministère de l’Education suite à des candidatures volontaires et sur la base de critères établis par les règlements. Tenant compte des spécificités de leur mission à l’étranger, les enseignants sélectionnés suivent un cycle de formation visant à les préparer à l’exercice de leur nouvelle responsabilité.
  • Les enseignants bénéficient de l’appui du Ministère des Affaires Etrangères et des missions diplomatiques et consulaires concernées afin de faciliter leur voyage et leur établissement au pays d’affectation. Arrivés sur les lieux, les coordinateurs locaux du programme ELCO, des enseignants expérimentés, les assistent dans la prise de leur fonction et font de leur mieux pour leur prodiguer tous les conseils pédagogiques et l’appui aux questions courantes du quotidien.
  • Les emplois du temps, organisés en commun accord avec les autorités académiques du pays d’accueil, visent à optimiser l’intervention des enseignants afin de permettre la couverture la plus large du programme au profit des enfants de la communauté tunisienne. C’est ce qui explique que les enseignants sont amenés à assurer leur noble mission sur différents sites dans un secteur géographique délimité avec la prise en charge des frais de déplacement.
  • Contrairement à ce qui a été mentionné, les enseignants perçoivent une indemnité mensuelle globale nettement supérieure à 1000 euros, émergeant sur le budget de leur employeur, en l’occurrence le Ministère de l’Education en Tunisie. Ils conservent, par ailleurs, leurs rémunérations en Tunisie.
  • S’agissant de l’assurance maladie, le régime des agents publics exerçant leurs fonctions à l’étranger est institué  par le décret n° 575 du 6 Mars 1992 tel que modifié par le décret n° 2374 du 24 Août 2009.
  • La situation de l’enseignante, missionnée à la ville de Grenoble en septembre dernier, est suivie de prés par les services compétents. Le Ministère de l’Education en Tunisie a été informé à temps de son état de santé et des mesures urgentes sont en cours pour la rapatrier en Tunisie afin qu’elle puisse suivre les soins nécessaires et bénéficier de la couverture sociale prévue par son statut.”

 


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